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Releviane Demander une démonstration

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L’auteur

Jimenez Julien, l’homme qui compte les heures que les doulas ne comptent pas

Je conçois et j’édite Releviane. Je ne suis ni doula, ni sage femme, ni soignant : mon métier est de regarder un travail réel, de mesurer ce qui déborde, et d’en faire un outil que l’on peut ouvrir d’une main en tenant un plateau de l’autre.

Portrait de Jimenez Julien, fondateur de Releviane et directeur de la publication du site

Releviane est né d’un carnet à spirale et d’un désaccord. Le carnet appartenait à une doula postnatale de Loire Atlantique qui suivait quatre familles en même temps. Le désaccord portait sur une phrase qu’elle répétait : « je ne compte pas mes heures ». En réalité, elle les comptait, mais après coup, le dimanche soir, en s’apercevant que le forfait de six semaines vendu 940 euros lui avait pris trente et une heures au lieu de vingt quatre.

Je lui ai proposé une chose simple : noter tout, pendant six semaines, sans rien changer à sa façon de travailler. Les créneaux prévus, les créneaux réels, les messages du soir, les courses ajoutées, les visites déplacées, les lessives lancées en passant. Au bout d’un mois et demi, la feuille était éloquente. Ce n’étaient pas les visites longues qui coûtaient, c’était l’espace entre les visites.

Ce que j’ai vu en accompagnant des doulas postnatales

Pendant dix huit mois, j’ai suivi le travail de onze accompagnantes postnatales installées, en Bretagne, en Alsace, en Occitanie et en Île de France. Je n’entrais pas chez les familles : le domicile après une naissance n’est pas un terrain d’observation, et la place d’un tiers n’y est pas nécessaire. Je travaillais sur ce qui restait après, les carnets, les tableurs, les messages, les devis et les factures.

Trois constats sont revenus partout. Le premier : aucune de ces professionnelles ne savait dire, à la fin d’un accompagnement, combien d’heures elle avait réellement données. Les estimations variaient du simple au double selon le moment où je posais la question. Le deuxième : la charge la plus lourde n’était pas physique, elle était organisationnelle. Coordonner une grand mère, une voisine, une collègue et une belle sœur qui veulent toutes aider prend plus d’énergie que de plier trois machines de linge.

Le troisième constat a été le plus difficile à entendre pour tout le monde. Quand rien n’est écrit, la doula devient le seul point de passage de l’organisation familiale, et cette position finit par se retourner contre la mère. Les proches n’osent plus rien décider, la mère n’ose plus rien demander, et la professionnelle répond aux messages à vingt deux heures parce qu’elle est la seule à savoir qui vient jeudi.

Pourquoi un logiciel, et pas un simple modèle de tableau

Les premières semaines, j’ai cru qu’un bon document suffirait. J’ai construit un modèle de plan de relevailles sur tableur, distribué à cinq doulas. Trois l’ont abandonné en dix jours. La raison était mécanique : un tableur ne se remplit pas debout dans une cuisine, ne se partage pas avec une tante sans lui donner accès à tout, et ne rappelle rien à personne la veille.

Il fallait trois choses qu’un document ne sait pas faire. Séparer ce que voit la mère de ce que voit l’entourage, sans multiplier les fichiers. Démarrer et arrêter un compteur en une touche, y compris quand le réseau tombe dans une cage d’escalier. Et garder la mémoire d’un forfait à l’autre, pour que la douzième famille de l’année ne demande pas le même travail de mise en place que la première.

Releviane a donc été écrit autour du temps, pas autour du bébé. Le logiciel ne sait rien de la santé de l’enfant, ne demande aucune donnée médicale et ne propose aucun conseil. Il sait ce qui a été promis, ce qui a été fait, ce qui a débordé, et il le montre à la doula avant que la situation ne devienne impossible à rattraper.

La méthode de travail derrière le produit

Chaque fonction de Releviane répond à une phrase entendue au moins trois fois. La page partagée pour les proches vient de : « je passe mes soirées à répondre à la famille de la mère ». La liste des tâches refusées vient de : « je n’arrive pas à dire non sur le moment ». La fiche d’orientation vient de : « j’ai eu peur de ne pas savoir quoi faire, alors j’ai attendu le lendemain ».

Trois principes ne bougent pas. Le premier est celui de la place : la doula n’est pas une soignante, et l’outil ne doit jamais laisser croire l’inverse, ni à elle, ni à la famille. Le deuxième est celui de la douceur utile : une limite se pose avec des mots préparés, pas avec une facture surprise. Le troisième est celui de la sobriété : si un écran demande plus de trente secondes en pleine visite, il est mal conçu et il est refait.

Je continue à travailler avec un petit groupe d’utilisatrices, qui relisent chaque nouvelle fonction avant qu’elle ne soit ouverte à toutes. Aucune fonction n’est ajoutée parce qu’elle paraît moderne. Elle est ajoutée si elle fait gagner du temps mesurable, ou si elle évite une situation que les doulas m’ont décrite en détail.

Ce que Releviane refuse de faire

Le produit ne collecte aucune donnée de santé du nourrisson ni de la mère. Il n’envoie aucun message automatique à la mère, parce qu’une notification de plus dans une journée de post partum est une agression. Il n’organise aucun paiement en ligne, et il n’installe aucun outil de mesure d’audience sur ce site.

Il ne juge pas non plus les familles. Un entourage qui arrive au mauvais moment avec un gâteau ne fait pas mal les choses : il ne sait simplement pas ce dont la mère a besoin à cette heure là. Le rôle du plan de relevailles est de le lui dire à votre place, une bonne fois, par écrit et sans reproche.

MLJ, l’éditeur

Releviane est édité par MLJ, SASU au capital de 500,00 euros, immatriculée sous le SIREN 934 769 837 et inscrite au registre du commerce et des sociétés de Paris depuis le 30 octobre 2024. J’en suis le fondateur et le directeur de la publication.

MLJ conçoit des logiciels destinés à des professionnelles indépendantes qui exercent seules et vendent leur temps. Le fonctionnement est simple et assumé : pas de levée de fonds, pas de croissance à tout prix, des abonnements clairs et une relation directe avec les utilisatrices. Quand vous écrivez à Releviane, c’est moi qui vous réponds, sous 24 heures ouvrées.

Vous trouverez l’ensemble des identifiants de l’éditeur sur la page des mentions légales, le détail du traitement de vos informations dans la politique de confidentialité et les règles d’usage du service dans les conditions générales d’utilisation. La liste complète des pages est disponible sur le plan du site.

Les neuf pages que j’écris dans Le Cahier des relevailles

Le Cahier des relevailles est le magazine de Releviane. Chacune de ses pages répond à une question que des doulas postnatales installées m’ont posée, méthode de découpage d’un forfait, périmètre légal au domicile, coordination de l’entourage proche ou chiffrage des heures offertes. Les neuf pages ont été publiées le 3 septembre 2026, jour de la mise en ligne du site.

Le sommaire complet du Cahier des relevailles

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